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Oui, nous proposons des solutions …

Oui, nous proposons des solutions …

Dimanche 22 décembre 2024,

Oui, nous proposons des solutions …

Depuis les débuts de la vogue de la médiation, instillée par la normalité européenne, s’est créée une habitude chez certains de prétendre que, à la différence des conciliateurs de justice, les médiateurs ne proposent pas de solution aux différends qui leur sont soumis. Cela leur permet de mettre en avant leurs coûteuses connaissances en sciences du comportement : psychologie, analyse transactionnelle ou autres, acquises auprès d’instituts spécialisés et, accessoirement, de vaporiser la comparaison des coûts en la déplaçant sur un autre terrain.

Toujours est-il que cette affirmation, qui pourrait laisser entendre que nous ne respectons pas le contradictoire ou que nous empiétons sur le pouvoir du juge, suscite à chaque fois l’indignation des conciliateurs de justice. Ils la considèrent incompatible avec leur volonté de rester impartiaux, de ne pas juger et, tout simplement, de respecter leur serment. Et, surtout, connaissant bien le biotope des différends civils, ils savent que le simple bon sens y est généralement la science du comportement la plus efficace...

accord

Alors oui, nous proposons des solutions, ce sont les constats d’accord. Que nous écrivons, genre écrivains publics, sous des formes canoniques* - parfois en traduisant en bon français - sous la dictée de nos requérants. Ces constats d’accord, et la perspective de leur homologation éventuelle, acquièrent force de loi en vertu de l’article 1101 du Code Civil puisqu’ils s’imposent aux parties. C’est donc une solution puissante à notre disposition, et nous en avons émis plus de 90 000 en 2023, d’après les statistiques nationales.

EXP

Certes, cette volonté des parties, surtout dans une expression commune, n’est pas toujours facile à recueillir. C’est là que notre expérience intervient. Ayant eu pour la plupart, compte tenu de notre âge et de notre histoire professionnelle, à connaître personnellement des différends du même genre, nous savons généralement comment canaliser les discussions vers un accord des parties. Ou distinguer très vite, sans chercher à nous obstiner puisque cela ne nous rapporte rien, l’absence de voie vers un consensus.

Lionel FLEURY


* : en veillant évidemment à ce qu’elles respectent l’ordre public.